Yan Wagner

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Actualités & dates tournée | Décibels Productions, producteur, artiste, france

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jeudi 20 décembre 2018 Tours – Le Vinci 20h00 Acheter

samedi 22 décembre 2018 Paris – La Maroquinerie 20h00 Acheter

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Pas la peine de perdre de temps en recherches inutiles : Yan Wagner est bien son vrai nom. Le vrai nom de qui ? De Yan Wagner, l’homme qu’on connait à la fois comme artiste s’exprimant aussi bien comme chanteur, compositeur et réalisateur voire aussi remixeur et DJ sous son alias The Populists.

Qu’il croone le jour entouré de son groupe ou fasse danser la nuit en solitaire, il n’a toujours pas envie de lâcher ses nombreuses casquettes qui s’accordent au final tellement bien à ses envies et à ses oreilles plutôt bien faites.

Repéré dès 2010 par Kitsuné sur la belle compilation Kitsuné Parisien, c’est pourtant en 2012 que le public français découvre bel et bien Yan Wagner, en chair et en musique, son visage fièrement affiché en noir et blanc sur la pochette de « Forty Eight Hours », son premier album. Ses influences new-wave et Electronic Body Music encore prégnantes à l’époque lui ont valu une collaboration avec Arnaud Rebotini qui réalise le disque. Sur une trame influencée par les synthétiseurs analogiques et les boîtes à rythmes de Depeche Mode et New Order, le nouveau venu impose une voix grave nourrie à l’Electroclash. Le succès critique et public de l’album lui permet de s’embarquer dans une grande tournée avec escales dans des festivals.

Il faudra laisser passer cinq longues années pour qu’il revienne avec « This Never Happened », deuxième album où sa voix, comme sa musique, se sont considérablement dégelées. La première se fait désormais chaleureuse et enveloppante, entre Frank Sinatra dont il reprend « It Was A Very Good Year » et les crooners new-wave des années 80 à la David Sylvian de Japan, avec Scott Walker comme figure vocale tutélaire.

Sa volonté d’une musique moins rigide se traduit par une collaboration avec Jean-Louis Piérot, réalisateur pour Bashung, Etienne Daho et Miossec. Sur « This Never Happened », il réussit parfaitement sa mue, tel un David Bowie passé de la froideur berlinoise au groove blanc de « Lodger », comme un accéléré du passage de Yan de la new-wave robotique à l’électro-pop romantique vocalement incarnée.

Entre les deux disques, son nom a circulé dans la sphère électro-pop française qui, d’Etienne Daho à Bagarre en passant par Black Strobe ou Juveniles, l’a convié à de nombreux remixes. Il est aussi à la réalisation du premier album de Calypso Valois, fille du mythique couple Elli & Jacno. C’est d’ailleurs en participant à un remix pour le projet de reprises « Jacno Future » en 2011 qu’il a rencontré Daho avec lequel se noue une solide amitié conclue par un duo (« The Only One ») sur son premier album et par de nombreux échanges. Réalisateur confirmé, Yan est également convié par la chef d’orchestre Zahia Ziouani à une création philharmonique pour les 100 ans du compositeur Leonard Bernstein dont la première aura lieu au Théâtre du Rond-Point en novembre 2018.

Avec les nombreux concerts donnés suite à ses albums, Yan Wagner se produit désormais entouré de deux musiciens. Cette formule tend à le libérer des machines afin de mieux se consacrer à un chant qu’il maitrise de mieux en mieux et qu’il désigne comme son prochain défi. À tel point qu’il a interprété de mythiques chansons de Leonard Cohen (« Suzanne » et « Stories of the Street ») lors de la soirée hommage à l’artiste canadien du Printemps de Bourges 2018. Il a participé au concert des 36 heures de Saint-Eustache à travers une collaboration avec le jeune organiste Thomas Ospital sur les 8000 tuyaux du grand orgue de l’église parisienne.

C’est donc bien cette voix unique qui devrait de nouveau surprendre quand elle ressurgira au sommet de son troisième album attendu pour 2019.

D’ici là, vous croiserez peut-être Yan derrière des platines : il y officie sous le nom de The Populists, qui a sorti l’EP « Soft Power » en 2014 sur le label de David Carretta et un deuxième l’année suivante « Lipdub » sur le label londonien Days of Being Wild. Il y apparait forcément plus dansant et férocement plus dark, comme libéré de ses obligations de chanteur mais toujours fidèle à son amour du dancefloor.

Deux facettes indispensables et complémentaires pour continuer à nourrir l’univers désormais autant en noir et blanc qu’en couleurs du dandy parisien grave et groove.